Livre : The Big Switch de Nicholas Carr

J’ai reçu une copie presque finale de The Big Switch de Nicholas Carr.
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Je lis le blog de l’auteur depuis quelques temps ; j’aime bien son style et les sujets qu’il aborde.
Et comme il avait une centaine d’exemplaire de son dernier livre qu’il filait aux 100 premiers qui demandait, j’ai reçu mon livre.

Carr compare l’evolution de l’apparition et la diffusion de l’électricité avec celle de l’informatique aujourd’hui. Les usines, avant que le réseau électrique ne soit partout, produisaient elles-mêmes leur électricité, opération tellement critique que l’idée de ne pas maîtriser sa production et donc sa qualité semblait absurde.

Pour l’informatique, c’est pareil. Pour l’instant, beaucoup d’entreprises ont leur propre datacenter, et doivent employer des divisions entières d’administrateurs pour maintenir leur système d’information en état de fonctionnement.

On va vers le utility computing illustré par Amazon EC2 et S3, où l’on loue des machines virtuelles à l’heure en quelques minutes, et un espace de stockage virtuellement infini. Du coup on ne s’occupe plus de SAN, switch, RAID et compagnie. Sun fait un mouvement dans ce sens, en se débarrassant de ses data-centers “internes”

Dans toute cette première partie, j’ai trouvé étrange l’absence de mention sur Multics, le système d’exploitation conçu entre 1965 et 1975 conjointement par General Electric, Bell Labs et le MIT.

Une idée derrière MULTICS était de fournir de la puissance informatique, autour de Boston (pour commencer) aux entreprises. Elles aurait une prise dans le mur pour y connecter un terminal, et exécuter leur programmes sur le serveur distant.

Idée probablement trop précoce et globalement un échec commercial, avec une centaine de clients (plutôt heureux, toutefois).

L’auteur aborde aussi les communautés (le village global n’existe pas), les problèmes de vie privée (tant pis, c’est trop tard).
Et Google. Si on doit voir apparaître une intelligence artificielle, c’est chez Google en premier. Et cela semble obséder Page et Brin.

Une bonne lecture !

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